Vers un Grenelle des professeurs

Publié le 01/09/2020

La rentrée scolaire est marquée par la reprise des négociations sur les conditions de travail et de rémunération des enseignants. Deux jours avant le retour des élèves dans les établissements, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, l’a annoncé dans une interview au Journal du dimanche.

Baptisée « Grenelle des professeurs », cette nouvelle phase de discussions doit faire aboutir plusieurs chantiers ouverts en début d’année et mis à l’arrêt lors du confinement. L’agenda des rencontres n’est pas encore connu mais le ministre a annoncé une première phase de discussions sur la rémunération des enseignants (pour 2021) censée aboutir en octobre et une seconde phase à partir de novembre, afin de préparer une loi de programmation pluriannuelle qui doit acter une revalorisation des métiers à moyen et long termes.

Une enveloppe de 400 millions d'euros

Avant même le début des discussions, le ministre assure avoir obtenu une enveloppe de 400 millions d’euros pour 2021. Une somme importante même s’il ne s’agit que de la fourchette basse issue des discussions menées au début 2020. « Nous nous réjouissons que les discussions reprennent, décrypte la secrétaire générale du Sgen-CFDT, Catherine Nave-Bekhti. Autre motif de satisfaction, le ministre nous a assuré que les revalorisations salariales auront lieu quoi qu’il se passe du côté des retraites alors que les deux sujets étaient liés jusqu’à présent. »

Cette bonne nouvelle est bienvenue alors que la rentrée des classes promet d’être stressante pour les élèves, les familles et les professeurs. « Contrairement à ce que dit le ministre, cette rentrée est tout sauf normale. Nous sommes à la fois contents de retrouver nos collègues et nos nouveaux élèves, mais nous sommes aussi préoccupés par les questions sanitaires », souligne Catherine Nave-Bekhti. Aussi, l’Éducation nationale doit apprendre à faire davantage confiance aux acteurs locaux et se positionner en soutien. « Le pilotage de la crise à l’Éducation nationale est encore trop centralisé, donc pas adapté à la diversité des territoires et des établissements. »

jcitron@cfdt.fr

photo © Fred Marvaux / RÉA