[Mise à jour] Biélorussie Les travailleurs et travailleuses se mobilisent pour la démocratie

Publié le 25/08/2020

[Mise à jour du 25 août 2020]
Malgré les menaces, le BDKP a lancé un appel à la grève nationale, et ce jusqu’à la démission de Lukachenko. « Notre détermination à aller jusqu’au bout jouera désormais un rôle décisif dans la résolution de la crise politique aiguë que traverse le pays. »

Depuis le 9 août et l’annonce de la réélection contestée d’Alexander Loukachenko, au pouvoir depuis vingt-six ans, le peuple biélorusse se mobilise massivement à travers tout le pays. Dans les rues et dans les entreprises, les citoyens dénoncent la fraude électorale et la répression subie par les membres de l’opposition.

Répondant à l’appel du syndicat indépendant Belarusian Congress of Democratic Trade Unions (BKDP), les cheminots, mineurs, ouvriers, salariés, journalistes de la chaîne d’État et d’autres ont rejoint les manifestations et se sont mis en grève. Ils réclament le départ du leader biélorusse et la tenue de nouvelles élections. Alexander Yaroshuk, président du BDKP, a dénoncé « les falsifications cyniques des élections présidentielles et les atrocités commises à l’occasion de manifestations pacifiques ».
Deux manifestants ont été tués et des milliers d’autres arrêtés, parmi lesquels Nikolaï Zimin, le président du syndicat des travailleurs de la chimie (BITU). Malgré les menaces, le BDKP appelle les travailleurs à poursuivre leur mobilisation. « Notre détermination à aller jusqu’au bout jouera désormais un rôle décisif dans la résolution de la crise politique aiguë que traverse le pays. »
« Les fraudes électorales, le recours à la force pour réprimer les oppositions, la suppression d’internet et des médias et la persécution des manifestations des travailleurs et des citoyens ont permis de démasquer la réelle nature du régime biélorusse », insiste Yvan Ricordeau, secrétaire national de la CFDT, chargé de l’international.

L’Union européenne annonce des sanctions

De leur côté, les 27 pays membres de l’Union européenne ont qualifié ces élections de « ni libres ni justes ». Réunis en sommet extraordinaire, le 19 août, ses dirigeants ont réaffirmé qu’ils ne reconnaissaient pas le résultat des élections. Ils ont également annoncé des sanctions contre les responsables de violences, de la répression et de la falsification des résultats électoraux.

glefevre@cfdt.fr